{"id":142,"date":"2012-10-10T15:34:00","date_gmt":"2012-10-10T15:34:00","guid":{"rendered":"http:\/\/loeilduchatnoir.fr\/blog\/?p=142"},"modified":"2015-08-10T18:19:05","modified_gmt":"2015-08-10T17:19:05","slug":"une-riviere-de-passion","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/loeilduchatnoir.fr\/blog\/?p=142","title":{"rendered":"Une rivi\u00e8re de passion."},"content":{"rendered":"<hr \/>\n<p>\n\tLa jeunesse est ponctu&eacute;e de passions naissantes. R&eacute;guli&egrave;rement l&#39;adolescence y met s&egrave;chement un terme. Parfois, sans raison apparente, l&#39;une d&#39;elles passe au travers les mailles du filet pour devenir passion d&eacute;vorante.\n<\/p>\n<p>\n\tMes souvenirs de p&ecirc;che remontent &agrave; loin, &agrave; taquiner goujons, chevesnes, soufies ou ablettes. C&rsquo;&eacute;tait d&eacute;j&agrave; en Ard&egrave;che, durant les vacances estivales. Nous &eacute;tions trois cousins peu scrupuleux des techniques, et tr&egrave;s inventifs pourvu qu&rsquo;il y ait des r&eacute;sultats. Nous partions fi&egrave;rement, canne &agrave; la main, boite d&#39;asticots dans le maillot de bain. Au d&eacute;but accompagn&eacute;s de nos p&egrave;res puis rapidement seuls. L&rsquo;Ard&egrave;che n&#39;&eacute;tait pas loin et nous savions nager. Que pouvait il donc nous arriver. C&#39;&eacute;tait l&#39;&eacute;poque o&ugrave; l&#39;Ard&egrave;che &eacute;tait encore peu fr&eacute;quent&eacute;e et voir un cano&eacute; descendre les secteurs amont de Ruoms &eacute;tait exceptionnel.<br \/>\n\tAvec les ann&eacute;es, le lieu de vill&eacute;giature s&#39;&eacute;loigna de la &quot;grosse&quot; rivi&egrave;re. Nous devenions d&eacute;pendants de nos parents pour courir les berges. Les parties de p&ecirc;che s&#39;espac&egrave;rent. Agr&eacute;menter l&rsquo;ap&eacute;ro en friture nous parut rapidement d&rsquo;un moindre int&eacute;r&ecirc;t.<br \/>\n\tLe ruisseau passant au bas de la maison nous fit d&eacute;couvrir un autre poisson. La truite y &eacute;tait encore bien pr&eacute;sente quand nos petites mains se pos&egrave;rent sur elles. Ainsi va la jeunesse, pr&ecirc;te &agrave; toutes les exp&eacute;rimentations pourvues qu&rsquo;elles soient prohib&eacute;es. Nous redevenions libres de p&ecirc;cher quand bon nous semblait. Nos rencontres avec les goujons, truites mais aussi couleuvres et crapauds nous comblaient d&#39;adr&eacute;naline. Un guetteur, deux p&ecirc;cheurs. Notre num&eacute;ro &eacute;tait bien rod&eacute;. Jusqu&rsquo;&agrave; un certain semi marathon contre les gardes. Notre bonne connaissance du terrain et la forme physique due &agrave; la jeunesse nous donn&egrave;rent de l&#39;avance. Nous sort&icirc;mes vainqueurs de cette &eacute;preuve mais malgr&eacute; tout vaccin&eacute;s. Ce ruisseau devait sortir de notre champ d&rsquo;action autant que certaines techniques interdites.&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\tLa cour de la maison familiale nous offrait une vue envoutante sur le massif du Tanargue. Et des envies d&rsquo;ailleurs. Malgr&eacute; tout il nous fallut encore patienter jusqu&#39;&agrave; notre majorit&eacute; pour programmer nos premi&egrave;res vraies vir&eacute;es de p&ecirc;che. Le permis de conduire dans une poche, le permis de p&ecirc;che dans l&rsquo;autre, voil&agrave; &agrave; quoi se r&eacute;sumaient nos premiers sentiments de libert&eacute; !!!\n<\/p>\n<p>\n\tLa direction &eacute;tait toute trouv&eacute;e. L&agrave; bas, vers la montagne. Mais les vall&eacute;es successives nous semblaient toujours trop proches de la maison. Nous &eacute;tions attir&eacute;s par les sommets comme l&rsquo;aiguille des boussoles par le nord magn&eacute;tique. Le regard rivait vers les cimes &agrave; traquer les premi&egrave;res cascadettes. La truite &eacute;tant le poisson des torrents de montagne, l&rsquo;&eacute;quation &eacute;tait simple et sans aucune inconnue. Toujours plus haut !!!\n<\/p>\n<p>\n\tLa premi&egrave;re rencontre avec LA RIVI&Egrave;RE fut un bouleversement. La qu&ecirc;te du &quot;toujours plus loin des routes&quot; nous mena au bout d&rsquo;un sentier herbeux jusqu&rsquo;au bord du ru. Mais ce qui semblait &ecirc;tre une victoire &agrave; nos yeux n&rsquo;&eacute;tait que le d&eacute;but d&rsquo;un long apprentissage ponctuait de d&eacute;faites. Qu&rsquo;elle &eacute;tait loin la facilit&eacute; oisive de la p&ecirc;che au bouchon. Les truites se moquaient de nos vers tout autant que de nous. Et il n&rsquo;&eacute;tait pas simple d&rsquo;expliquer &agrave; nos parents que si nos besaces &eacute;taient vides nos yeux &eacute;taient remplis de truites grosses comme le bras, m&ecirc;me si nous avions encore de petits bras fr&ecirc;les &hellip;<br \/>\n\tEt pourtant &agrave; chaque nouvelle partie de p&ecirc;che la d&eacute;faite devenait moins cuisante. Une truite qui tape l&rsquo;app&acirc;t, une autre qui se d&eacute;croche et enfin la premi&egrave;re prise, la premi&egrave;re quiole !!!<br \/>\n\tSuccomber &agrave; la tentation de la rapporter &agrave; la maison alors qu&rsquo;elle faisant largement moins que la maille nous traversa bien &eacute;videment l&rsquo;esprit (et nous le traverserait bien souvent par la suite sans aucune forme de remord). Mais ce jour l&agrave;, sans doute les douleurs persistantes de la course poursuite avec les gardes encore dans nos esprits, la truite fut rel&acirc;ch&eacute;e. Une premi&egrave;re prise de conscience diraient certains, mais nous &eacute;tions bien loin de ces consid&eacute;rations &agrave; cette &eacute;poque.\n<\/p>\n<p>\n\tUn &eacute;t&eacute; nous suffit &agrave; apprendre la rivi&egrave;re. Chaque roche, chaque courant &#8230; Dans les revues ils parlaient du sens de l&#39;eau !!! Comme si il y avait un autre sens que de l&#39;amont vers l&#39;aval !!!\n<\/p>\n<p>\n\tPuis un autre &agrave; apprendre le poisson. Les bons jours, les bonnes heures, la bonne m&eacute;t&eacute;o &#8230;\n<\/p>\n<p>\n\tUne passion naissait.\n<\/p>\n<p>\n\tPuis la vie nous &eacute;loigna de ces instants magiques. Ainsi va l&rsquo;existence.\n<\/p>\n<p>\n\tMais la rivi&egrave;re &eacute;tait toujours en place, au fond de la vall&eacute;e, endormie &agrave; m&rsquo;attendre. Elle en &eacute;tait certaine : Un jour ou l&rsquo;autre j&#39;y reviendrai &hellip;\n<\/p>\n<p>\n\tTant d&#39;ann&eacute;es si loin de ma rivi&egrave;re &#8230; Qu&#39;il en &eacute;tait pass&eacute; de l&#39;eau sous mon pont. J&#39;avais v&eacute;cu mon histoire et la rivi&egrave;re avait suivi son cours. Il en va de la vie comme des math&eacute;matiques : deux histoires parall&egrave;les se rejoignent toujours &agrave; l&#39;infini.<br \/>\n\tEt le chat retrouve toujours sa couche.<br \/>\n\tTelle la Pomponette du boulanger de Pagnol !!!\n<\/p>\n<p>\n\tJ&#39;avais quitt&eacute; l&#39;adolescence pour entamer la longue travers&eacute;e de l&#39;age de raison. Le retour &agrave; la rivi&egrave;re ne fut pas une &eacute;vidence. La p&ecirc;che au toc me semblait d&#39;une autre &eacute;poque. La d&eacute;couverte &quot;d&#39;une autre p&ecirc;che&quot; raviva quelque peu la passion. La technique &quot;Semp&eacute;&quot; permettait de p&ecirc;cher plus propre, plus fin. Je lui dois mes premi&egrave;res truites rel&acirc;ch&eacute;es sans d&eacute;g&acirc;t.\n<\/p>\n<p>\n\tMais du haut de mon pont je r&ecirc;vais d&#39;autre chose. Des images d&#39;arabesques dans un air constell&eacute; d&#39;&eacute;closions d&#39;insectes. Des images de grands espaces aussi. Dommage collat&eacute;ral d&#39;un film devenu culte.\n<\/p>\n<p>\n\tEt du haut de mon pont il en manquait de l&#39;espace &#8230; En C&eacute;vennes les vall&eacute;es sont &eacute;troites. D&#39;ailleurs y avait il des insectes dans ma rivi&egrave;re ? &#8230; et des gobages ? Tout &ccedil;a me semblait si improbable.\n<\/p>\n<p>\n\tEt du haut de mon pont j&#39;ai commenc&eacute; &agrave; observer la rivi&egrave;re. Je n&#39;ai pas vu grand chose au d&eacute;but. Malgr&eacute; tout j&#39;ai achet&eacute; ma premi&egrave;re canne &agrave; mouche. Je ne la sortais pas &agrave; chaque fois. Si dure &eacute;tait cette technique. Mais le fait de la savoir &agrave; port&eacute;e de main me rassurais.\n<\/p>\n<p>\n\tEt du haut de mon pont les premiers insectes m&#39;apparurent. Des trucs ressemblant &agrave; des papillons et d&#39;autres aussi. Des &eacute;ph&eacute;m&egrave;res et des moucherons. Dans les livres ils leurs donnaient des noms impronon&ccedil;ables. Moi, je m&#39;en moquais, je n&#39;avais pas pr&eacute;vu de les appeler par leur petit nom, je ne parle pas au bord de l&#39;eau &#8230; ou du moins pas tout seul !!!\n<\/p>\n<p>\n\tPuis du haut de mon pont j&#39;ai enfin aper&ccedil;u le premier gobage. La rivi&egrave;re changeait &#8230; ou &eacute;tait ce le p&ecirc;cheur ? L&#39;homme serait si s&eacute;lectif qu&#39;il ne s&rsquo;embarrasse pas de ce qui lui semble inutile. Au point de m&rsquo;apercevoir que m&ecirc;me les grands espaces n&#39;&eacute;taient plus n&eacute;cessaires pour p&ecirc;cher &agrave; la mouche. J&#39;apprenais les arbres, les branches mortes et les gros rochers en m&ecirc;me temps que les insectes, les mouches et les lancers &#8230;\n<\/p>\n<p>\n\tEt du haut de mon pont, la rivi&egrave;re pris une autre dimension.Je l&#39;arpentais &agrave; chaque fois toujours plus haut, toujours plus vite, &agrave; connaitre chaque pierre branlante, chaque cache, chaque truite &#8230;\n<\/p>\n<p>\n\tPuis un jour, du haut de mon pont j&rsquo;aper&ccedil;us une voiture puis deux puis trois. Je connaissais suffisamment la vall&eacute;e pour pouvoir r&eacute;agir et monter plus haut. Mais de jours en jours, encore plus haut c&#39;&eacute;tait aussi toujours plus petit &#8230;\n<\/p>\n<p>\n\tEt j&#39;ai tournais le dos &agrave; mon pont. Il &eacute;tait temps de fermer le grand livre de ma petite rivi&egrave;re et d&#39;en d&eacute;buter un autre. La mort dans l&#39;&acirc;me je suis descendu jusqu&#39;&agrave; la confluence.<br \/>\n\t&quot;Il y aurait moins de monde &#8230; mais plus de chevesnes&quot;. Du moins je le pensais. Les certitudes d&#39;un p&ecirc;cheur nous font parfois passer &agrave; cot&eacute; de belles parties de p&ecirc;che.\n<\/p>\n<p>\n\tLa rivi&egrave;re &eacute;tait magnifique, min&eacute;rale, sauvage.<br \/>\n\tEt les truites ??? Des grosses, des grasses.<br \/>\n\tJe rentrais dans la quatri&egrave;me dimension. Et je d&eacute;couvrais de nouveaux secteurs, toujours plus difficiles, toujours plus isol&eacute;s. Les pages du nouveau livre s&#39;&eacute;crivaient pos&eacute;ment.<br \/>\n\tJ&#39;affinais ma technique, je rallongeais ma pointe &#8230; Un Chat Noir commen&ccedil;ait &agrave; hanter la rivi&egrave;re.\n<\/p>\n<p>\n\tIl ne la quitterait plus.\n<\/p>\n<p>\n\tD&#39;ann&eacute;e en ann&eacute;e j&#39;ai remont&eacute; ses berges. J&#39;y ai appris beaucoup.\n<\/p>\n<p>\n\tUne vie de p&ecirc;cheur.\n<\/p>\n<p>\n\t&Eacute;crite en tant d&#39;ann&eacute;es, lue en quelques minutes !!!\n<\/p>\n<p>\n\tCertains jours, nostalgique, je retourne &agrave; ma rivi&egrave;re, &agrave; mes d&eacute;buts. Et du haut de mon pont, parfois, j&#39;y vois d&#39;autres p&ecirc;cheurs qui semblent remonter la rivi&egrave;re comme on s&#39;engage sur un parcours initiatique. A regarder toujours devant, toujours plus loin. Ils ne connaissent pas la longueur du chemin mais ils semblent d&eacute;termin&eacute;s &agrave; aller jusqu&#39;au bout.\n<\/p>\n<p>\n\tIls y arriveront &#8230; sans doute.\n<\/p>\n<p>\n\tEt ce jour ils sauront revenir &agrave; leur point de d&eacute;part &#8230; et du haut de leur pont ils auront le courage, apr&egrave;s avoir scrut&eacute; l&#39;amont &agrave; regarder l&#39;aval. Sans crainte &#8230;\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<hr \/>\n<div class=\"rtsocial-container rtsocial-container-align-center rtsocial-icon-count\"><div class=\"rtsocial-twitter-icon\"> <div class=\"rtsocial-twitter-icon-button\"><a title=\"Tweet: Une rivi\u00e8re de passion.\" class=\"rtsocial-twitter-icon-link\" href= \"https:\/\/twitter.com\/share?text=Une%20rivi%C3%A8re%20de%20passion.&url=https%3A%2F%2Floeilduchatnoir.fr%2Fblog%2F%3Fp%3D142\" target= \"_blank\"><\/a><\/div><\/div><div class=\"rtsocial-fb-icon\" class=\"\"> <div class=\"rtsocial-fb-icon-button\"><a title=\"Share: Une rivi\u00e8re de passion.\" class=\"rtsocial-fb-icon-link\" href=\"https:\/\/www.facebook.com\/sharer.php?u=https%3A%2F%2Floeilduchatnoir.fr%2Fblog%2F%3Fp%3D142\" target= \"_blank\"><\/a><\/div><div class=\"rtsocial-horizontal-count\"><div class=\"rtsocial-horizontal-notch\"><\/div><span class=\"rtsocial-fb-count\"><\/span><\/div><\/div><a rel=\"nofollow\" class=\"perma-link\" href=\"https:\/\/loeilduchatnoir.fr\/blog\/?p=142\" title=\"Une rivi\u00e8re de passion.\"><\/a><input type=\"hidden\" name=\"rts_id\" class=\"rts_id\" value=\"142\" \/><input type=\"hidden\" id=\"rts_media_nonce\" name=\"rts_media_nonce\" value=\"3d6c230d95\" \/><input type=\"hidden\" name=\"_wp_http_referer\" value=\"\/blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fposts%2F142\" \/><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La jeunesse est ponctu&eacute;e de passions naissantes. 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